Découvrir, rêver, s'évader, s'ouvrir, promener dans l'insolite, écouter des harmonies nouvelles , faire de la musique avec des oiseaux, les lèvres salées, les yeux ouverts à la nuit, la mer au bout des doigts, le voyage et ses découvertes, le voyage avec ses drames, fuir la réalité et y retourner inexorablement comme des vagues de mélancolie et les lumières nocturnes et tous les oxymores de l'art, et les stars disparues que le parfum ressuscite, les transes qui poussent à la communion et les films des sociétés perdues qui s'éloignent sur les corps, et les gens qui parlent enfin en regardant le ciel, les voix des hommes et de la nature, et le musicien solitaire qui erre, les inconnus qui se rencontrent... et qui se sourient, et qui s'aiment éphémères, et le papillon de nuit l'art en bandoulière qui plonge son oeil dans l'encrier de son coeur, ouvert à l'indiscible ouvert à tous et à soi, les regards qui sourient au rythme des lumières, et les corps qui volent sur les couleurs, et qui se jettent et qui se posent en émotions, et les tambours qui frappent,  les trompettistes sonnent à la nuit sans sommeil, les ombres fuient, futiles au jour qui naît se meuvent en couleurs douces : le début et la fin se confondent dans la petite mort inexorable peuplée de songes abscons et vitaux... la nuit blanche s'éteint pour revivre un jour...